mention de source : Ernest Mayer, avec l’aimable autorisation du Musée des beaux-arts de WinnipegDROITE : Elizabeth Oluwasekemi Enoch, A Bright Future (Un avenir radieux), 2025Acrylique sur toile, 50,1 x 61 cm
Célébrer la relève artistique du Canada
Comment faites-vous de la sensibilisation? À quoi ressemblent vos traditions familiales? Quel est votre bien le plus précieux? À l’occasion de la cinquième édition du défi étudiant de l’IAC, nous avons posé ce genre de questions à des élèves de partout au Canada, dans l’espoir de découvrir des talents remarquables inspirés par les meilleur·es artistes au pays. C’est avec un enthousiasme débordant que les jeunes artistes de la 7e à la 12e année, d’un océan à l’autre, ont répondu à notre invitation. Leurs créations fabuleuses – nourries par les œuvres emblématiques de Carl Beam (1943-2005), Edith Clayton (1920-1989), Betty Goodwin (1923-2008) et Takao Tanabe (né en 1926) – abordent les thèmes de l’identité, de la mémoire et de l’activisme dans des interprétations du patrimoine visuel canadien qui sont en elles-mêmes des sources d’inspiration. Avec cette exposition, l’IAC met en valeur le talent des finalistes de l’édition 2025, qui ont engagé un dialogue avec les artistes visionnaires les ayant précédé·es. Avec conviction, leurs œuvres confirment que l’héritage d’innovations marquant la création canadienne sera perpétué.
La galerie

Claire Kim, Representing Pioneers (Représenter des pionnières), 2025, huile sur toile, 40,6 x 50,8 cm.

Elizabeth Oluwasekemi Enoch, A Bright Future (Un avenir radieux), 2025, acrylique sur toile, 50,1 x 61 cm.

Yurah Cho, Floral Pants (Pantalon floral), 2025, acrylique sur toile, 30,5 x 40,5 cm.

Edith Law, Longing Lights (Lumières nostalgiques), 2025, acrylique sur toile, 45,5 x 30 cm.

Wanzhen Tang, Untitled (Sans titre), 2025, acrylique et crayons à peinture sur toile, 76,2 x 121,9 cm.

Jiyul Park, Winter Beavertail (Queue de castor hivernale), 2025, acrylique sur toile, 61 x 61 cm.

Reem Hussain, Between Generations (Entre les générations), 2025, acrylique, crayon, pastel à l’huile, marqueurs à alcool et aquarelle sur toile, 40,6 cm x 50,8 cm.

Macsen Aguinaga-Qian, Sempiternal (Sempiternel), 2025, émulsion photosensible sur sérigraphie, marqueur à alcool, crayon de couleur sur papier, 60 x 50 cm.

Winston Li, Playing Cards (Jouer aux cartes), 2024, huile sur toile, 61 x 91,4 cm.

Chinonso Obioha, Travel Vacation (Voyage vacances), 2025, conte, 38,4 x 52 cm.

Adriel Redekopp, Youthful Static (Jeunesse statique), 2025, crayon de couleur sur papier, 34,5 x 28,5 cm.

Jeanne Faith Breis, Honest Perception (Perception honnête), 2025, œuvre numérique, 28 x 21,5 cm.

Adelle McDougall, Inescapable (Inéluctable), 2025, acrylique sur bois, 30,5 x 40,6 cm.

Jacqueline Carmichael, Feeling Blue (Déprime en bleu), 2025, acrylique sur bois, 45,7 x 61 cm.

Varvara Korotnytska, Drowning in the Nightmare (Noyée dans le cauchemar), 2025, crayon de couleur sur papier, 27,9 x 35,6 cm.
L’exposition
À propos de Paraskeva Clark :
Paraskeva Clark (1898-1986), née en Russie, et reconnue pour ses peintures modernistes qui abordent des problématiques sociales à partir d’une sensibilité européenne, est l’une des pionnières parmi les artistes au pays à se servir de sa pratique artistique pour aborder des enjeux sociaux.
À propos de ce qui l’inspire :
Representing Pioneers (Représenter des pionnières) est une réinterprétation de l’œuvre Parachute Riggers (Les arrimeuses de parachutes) de Paraskeva Clark. Le tableau original de Clark montre des femmes effectuant le travail déterminant d’assembler des parachutes pendant la Seconde Guerre mondiale, un ouvrage essentiel, mais souvent sous-estimé. Ces femmes ont été rabaissées pour effectuer leur travail, ce qui met en valeur leur contribution à l’effort de guerre et le changement vital qu’elles ont favorisé dans la société. Dans ma peinture, je cherche à mettre en lumière non seulement ces contributions historiques, mais aussi le travail méconnu que les femmes ont toujours accompli, souvent dans l’ombre. En établissant un contraste avec les femmes actuelles dans divers domaines des STIM, mon œuvre célèbre le chemin parcouru. Aujourd’hui, les femmes ne se contentent plus de participer à ces domaines essentiels, elles dirigent et innovent, franchissent les barrières sociales et vont au-delà des limites. À travers mes œuvres, je représente le chemin parcouru depuis le travail caché et non reconnu du passé jusqu’aux femmes autonomes et innovantes d’aujourd’hui, qui façonnent une société plus développée.
–Claire Kim (8ᵉ année, école Griffith Woods, Calgary, Alberta)

L’inspiration
Paraskeva Clark, Parachute Riggers (Les arrimeuses de parachutes), 1947
Huile sur toile, 101,7 x 81,4 cm
Collection Beaverbrook d’art militaire, Musée canadien de la guerre, Ottawa

L’œuvre d’art de l’élève
Claire Kim, Representing Pioneers (Représenter des pionnières), 2025
Huile sur toile, 40,6 x 50,8 cm
À propos de Bertram Brooker :
L’artiste manitobain Bertram Brooker (1888-1955) est l’un des premiers peintres à exposer de l’art abstrait au Canada. Son approche créatrice révolutionnaire est inspirée des qualités affectives de la musique et de la littérature.
À propos de ce qui l’inspire :
Ma peinture a été inspirée par Bertram Brooker. Il est connu comme le premier Canadien à avoir exposé de l’art abstrait. Il a employé son art pour capturer les qualités magiques de la musique dans ses compositions. Il se servait de couleurs vives pour donner plus de sens à ses œuvres abstraites. J’ai essayé de faire la même chose dans ma peinture. Cependant, mon tableau ne symbolise pas la musique, il symbolise l’émotion. Dans ma composition, on voit un arrière-plan abstrait, avec le sujet principal qui regarde vers le ciel avec une expression paisible. Cela signifie qu’elle sait qu’elle a en elle le pouvoir divin de faire n’importe quoi. Son avenir est symbolisé par le fond abstrait, lumineux et coloré. En tant qu’artistes, nous devons nous rappeler que notre art peut être le reflet de nous-mêmes ou de notre avenir. En d’autres termes, si nous regardons vers notre avenir avec passion et espoir, nous saurons que notre vie peut être couronnée de succès grâce à nos aspirations, à notre passion et à notre travail acharné.
–Elizabeth Oluwasekemi Enoch (8ᵉ année, Bliss Carman Middle School, Fredericton, Nouveau-Brunswick)

L’inspiration
Bertram Brooker, Sounds Assembling (Rassemblement de sons), 1928
Huile sur toile, 112,3 x 91,7 cm
Collection du Musée des beaux-arts de Winnipeg (L-80), mention de source : Ernest Mayer, avec l’aimable autorisation du Musée des beaux-arts de Winnipeg

L’œuvre d’art de l’élève
Elizabeth Oluwasekemi Enoch, A Bright Future (Un avenir radieux), 2025
Acrylique sur toile, 50,1 x 61 cm

L’inspiration
Helen McNicoll, The Bean Harvest (La récolte de haricots), 1911-1912
Huile sur toile
Collection privée
À propos de Molly Lamb Bobak :
Helen McNicoll (1879-1915), l’une des artistes les plus prolifiques au pays, a été acclamée pour ses représentations lumineuses et ensoleillées de paysages ruraux, de sujets d’enfants et de figures féminines modernes – des œuvres qui ont contribué à populariser l’impressionnisme au Canada.

L’œuvre d’art de l’élève
Yurah Cho, Floral Pants (Pantalon floral), 2025
Acrylique sur toile, 30,5 x 40,5 cm
À propos de ce qui l’inspire :
Mon œuvre est inspirée de la célèbre peinture The Bean Harvest (La récolte de haricots) de l’artiste Helen McNicoll. En tant que Canadienne de deuxième génération, elle me rappelle la campagne coréenne, où je ne suis jamais allée, mais que j’ai toujours imaginée. Même si je n’ai jamais vu la nature, la tranquillité et la liberté dans la vie réelle, j’en ai entendu parler grâce aux expériences passées de mes parents. La façon de peindre de McNicoll et la manière dont elle exprime son point de vue m’ont inspiré pour créer une œuvre culturelle coréenne. Dans cette peinture, j’ai essayé de montrer un aspect du pays d’origine de mes parents en peignant les vêtements agricoles traditionnels que portent généralement les grands-mères coréennes. Les pantalons à fleurs uniques sont appelés « Gojaeng » et m’ont intéressée par leur motif floral vibrant. En outre, j’espère que cette œuvre montre mon identité coréenne, même si je suis Canadienne.
–Yurah Cho (9ᵉ année, Lynn’s Art Class, Coquitlam, Colombie-Britannique)
À propos d’Alex Colville :
L’artiste de la côte Est Alex Colville (1920-2013) est surtout connu pour son approche audacieuse de la perspective, sa maîtrise du réalisme et le monde intérieur qui semble habiter ses sujets.
À propos de ce qui l’inspire :
Les peintures d’Alex Colville dépeignent souvent des scènes quotidiennes, mais elles sont composées de manière à encourager le public à réfléchir à des significations plus profondes. L’œuvre Family and Rainstorm (Famille et pluie torrentielle) porte sur la famille et le foyer, dépeignant l’unité face à une tempête qui approche. C’est ce qui m’a inspiré mon œuvre, dans laquelle le spectateur est placé sur la banquette arrière d’une voiture. Cette perspective symbolise l’absence de contrôle sur le voyage d’une personne, ce qui est particulièrement pertinent pour l’expérience de l’adolescence. En tant qu’adolescent·es, nous avons souvent l’impression d’être les passager·ères de notre propre vie, les décisions étant souvent prises par les adultes. La banquette arrière représente à la fois ce manque de contrôle et un sentiment de sécurité, car c’est l’endroit le plus sûr dans une voiture, protégé par la famille assise à l’avant. En outre, le fait d’être bloqué dans les embouteillages reflète les obstacles rencontrés dans la vie, tandis que les lumières vibrantes de Toronto la nuit contrastent avec le monde extérieur chaotique et le moment d’introspection à l’intérieur de la voiture.
–Edith Law (9ᵉ année, école secondaire catholique St. Augustine, Markham, Ontario)

L’inspiration
Alex Colville, Family and Rainstorm (Famille et pluie torrentielle), 1955
Tempera émaillée sur Masonite, 57,1 x 74,9 cm
Collection du Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, achat 1957 (no 6754)
© A.C. Fine Art Inc, avec l’aimable autorisation du Musée des beaux-arts du Canada

L’œuvre d’art de l’élève
Edith Law, Longing Lights (Lumières nostalgiques), 2025
Acrylique sur toile, 45,5 x 30 cm
À propos de Jean Paul Lemieux :
Le peintre Jean Paul Lemieux (1904-1990), considéré comme l’un des artistes les plus remarquables de l’histoire de la modernité canadienne, est connu pour ses représentations figuratives de la condition humaine sans fioritures.
À propos de ce qui l’inspire :
Jean Paul Lemieux est un artiste canadien célèbre qui se distingue par ses paysages grandioses et ses personnages uniques au visage vide. Inspiré par ses œuvres, Untitled (Sans titre) est un autoportrait peint sur la route 201 de l’Alberta, à quelques minutes de chez moi. Dans cette œuvre, j’ai voulu représenter la nature omniprésente de la solitude ou, pour reprendre les mots de Lemieux, « la solitude avec laquelle nous devons tous vivre ». Même une personne comme moi – sociable, extravertie et ayant beaucoup d’ami·es – se sent parfois isolée. De nombreux aspects de cette œuvre sont laissés en suspens, comme son titre, ou son absence de titre. Il vise à exprimer l’intangibilité de l’isolement émotionnel. De tels sentiments ne peuvent être ni titrés ni décrits. En fin de compte, j’ai cherché à faire comprendre que Lemieux et moi avons soutenu la même idée, bien que nos périodes soient très différentes. Tout le monde connaît la solitude; c’est ce qui fait de nous des êtres humains.
–Wanzhen Tang (11ᵉ année, Calgary French & International School, Calgary, Alberta)

L’inspiration
Jean Paul Lemieux, Julie et l’univers, 1965
Huile sur toile, 104 x 142,5 cm
Collection Pierre Lassonde

L’œuvre d’art de l’élève
Wanzhen Tang, Untitled (Sans titre), 2025
Acrylique et crayons à peinture sur toile, 76,2 x 121,9 cm

L’inspiration
Helen McNicoll, Cherry Time (Le temps des cerises), v.1912
Huile sur toile, 81,7 x 66,4 cm
Collection McMichael d’art canadien, Kleinburg
À propos de Helen McNicoll :
La peintre impressionniste du dix-neuvième siècle Helen McNicoll (1879-1915) capte en images la vie de jeunes filles et de femmes dans ses scènes lumineuses décrivant la campagne canadienne, les passe-temps de l’enfance et le travail des femmes en milieu rural.

L’œuvre d’art de l’élève
Jiyul Park, Winter Beavertail (Queue de castor hivernale), 2025
Acrylique sur toile, 61 x 61 cm
À propos de ce qui l’inspire :
Tout le monde a un style artistique différent. J’éprouve du plaisir à dessiner tous les menus détails, même s’ils passent inaperçus aux yeux du public. Pour cette peinture, j’ai été inspirée par le style artistique de l’artiste Helen McNicoll, qui contraste fortement avec le mien. Ses coups de pinceau larges, visibles et libres ont provoqué chez moi un sentiment de nostalgie. Cela m’a motivé à me peindre durant l’enfance, dans le style de McNicoll, pour vraiment capturer ce sentiment de nostalgie. J’ai choisi une période de la vie qui rappelle des souvenirs à la population canadienne et à moi-même : la pratique du ski avec la collation d’une queue de castor classique. Bien que ma peinture ne soit pas la meilleure imitation du style de McNicoll, car il a été difficile de passer de mes coups de pinceau serrés d’origine à des coups de pinceau plus amples, cela a été une expérience très amusante, et j’ai beaucoup appris.
–Jiyul Park (10ᵉ année, école publique White Oaks, Oakville, Ontario)
À propos d’Edith Clayton :
L’artiste néo-écossaise Edith Clayton (1920-1989) a été acclamée pour ses paniers en éclisses de bois habilement tissés à la main, créés à partir d’une combinaison de techniques de vannerie africaine et anglaise, et de pratiques locales de teinture mi’kmaw.
À propos de ce qui l’inspire :
Cette pièce est un hommage à ma grand-mère, qui est décédée au début de l’année 2025, reflétant la nature cyclique des générations qui passent et des rôles qui changent au fil du temps. La chaise vide à côté de moi lui a appartenu, tout comme je m’y suis assise la dernière fois que je l’ai vue, écoutant les histoires de son passé et ses nombreuses opinions sur les choses à l’époque. Aujourd’hui, je suis assise sur une nouvelle chaise, celle de ma grand-mère, et je perpétue son héritage, tout comme les générations futures continueront à le faire à ma place. Le fait de tirer le lapin par les oreilles est un clin d’œil ludique à la façon dont elle nous pinçait affectueusement les oreilles lorsque nous faisions quelque chose de vilain. Inspirée par Edith Clayton, j’ai incorporé les thèmes de l’histoire, de l’appartenance et du devoir générationnel à travers la symétrie et la complexité de la bordure, reflétant l’équilibre entre la perte et la volonté de continuer. Les couleurs vives et les éléments décoratifs, réalisés à l’acrylique et au crayon, évoquent la célébration plutôt que le deuil, et montrent qu’en cas de chagrin, il faut toujours chercher la joie. Cette œuvre est également une représentation visuelle du yin et du yang, comme on le voit sur le tapis – soit le contraste entre la présence et l’absence, la tradition et le changement.
–Reem Hussain (10ᵉ année, école secondaire Cawthra Park, Mississauga, Ontario)

L’inspiration
Edith Clayton, Market Basket (Panier pour le marché), 1975
Bois, érable, 28 x 29 x 27 cm, profondeur de 13 cm
Collection du Musée de la Nouvelle-Écosse, Halifax (2001.5), avec l’aimable autorisation du Musée de la Nouvelle-Écosse

L’œuvre d’art de l’élève
Reem Hussain, Between Generations (Entre les générations), 2025
Acrylique, crayon, pastel à l’huile, marqueurs à alcool et aquarelle sur toile, 40,6 cm x 50,8 cm
À propos de Betty Goodwin :
L’artiste montréalaise Betty Goodwin (1923-2008) révolutionne les arts d’impression lorsque, en 1968, elle commence à passer des pièces de vêtements dans une presse à imprimer. Sa série Vest (Gilet) est née de cette innovation qui lui a valu les éloges de la critique.
À propos de ce qui l’inspire :
Dans mon œuvre, j’ai cherché à regarder en arrière et à apprécier les merveilleux souvenirs que j’ai eus la chance de vivre. Je me suis inspiré de l’idée de Betty Goodwin d’immortaliser ses biens les plus précieux et, avec Sempiternel, j’espérais donner de l’importance aux arts visuels en tant que gardien contre les effets du temps en scellant mon travail avec un outil, une sérigraphie, plutôt que dans une toile réelle. Les seize objets sur l’écran représentent les endroits que j’ai visités, mes centres d’intérêt et le confort de mon foyer, comptabilisant chaque année de ma vie. En voyant la petite taille des objets sur l’écran, j’ai réalisé à quel point ma vie a été satisfaisante pendant tout le temps que j’ai vécu. Les mains qui se tendent vers les souvenirs sur l’écran sont le reflet littéral de mon processus de remémoration et de contact avec les choses que j’ai vécues dans le passé.
–Macsen Aguinaga-Qian (11ᵉ année, école secondaire Cawthra Park, Mississauga, Ontario)

L’inspiration
Betty Goodwin, Vest One (Gilet no 1), 1969
Eau-forte au vernis mou, eau-forte, pointe sèche et roulette avec pastel à l’huile et mine de plomb sur papier vélin, 70,7 x 56 cm (ensemble), 60 x 45,9 cm (planche)
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

L’œuvre d’art de l’élève
Macsen Aguinaga-Qian, Sempiternal (Sempiternel), 2025
Émulsion photosensible sur sérigraphie, marqueur à alcool, crayon de couleur sur papier, 60 x 50 cm

L’inspiration
Alex Colville, Target Pistol and Man (Pistolet et homme), 1980
Émulsion acrylique sur panneau dur, 60 x 60 cm
Collection privée
À propos d’Alex Colville :
L’artiste de la côte Est Alex Colville (1920-2013) compose ses images – à la fois sobres et révélatrices – avec des personnages souvent présentés de face, qui révèlent une intensité émotionnelle unique.

L’œuvre d’art de l’élève
Winston Li, Playing Cards (Jouer aux cartes), 2024
Huile sur toile, 61 x 91,4 cm
À propos de ce qui l’inspire :
Alex Colville est réputé pour transformer des scènes du quotidien en des compositions captivantes empreintes d’un malaise subtil. Son tableau Target Pistol and Man (Pistolet et homme) capture un instant figé qui intrigue la personne qui regarde : il y règne un calme tranquille, mais aussi une tension palpable. Cette peinture m’a inspiré pour réimaginer des moments banals de ma vie sous forme de tableaux qui racontent une histoire. Dans mon œuvre, je représente trois autoportraits assis en train de jouer aux cartes sur un lit. À première vue, il s’agit d’un moment calme et intime, mais comme dans l’œuvre de Colville, une tension sous-jacente imprègne la scène. Playing Cards (Jouer aux cartes) représente les conflits intérieurs auxquels nous sommes confrontés, tandis que les multiples clones reflètent les différentes parties de notre psyché en conflit les unes avec les autres. En transformant un moment tranquille d’introspection en une composition cinématographique, je cherche à révéler la profondeur cachée des expériences ordinaires, où coexistent immobilité et tension.
–Winston Li (12ᵉ année, école secondaire Lord Byng, Vancouver, Colombie-Britannique)
À propos de Takao Tanabe :
L’un des artistes les plus accomplis au pays, Takao Tanabe (né en 1926), est surtout connu pour ses peintures atmosphériques de grand format, qui représentent certains des paysages les plus emblématiques du Canada.
À propos de ce qui l’inspire :
Takao Tanabe est un Canadien d’ascendance japonaise qui aime peindre des paysages lui rappelant son pays natal. Ses peintures m’ont inspiré pour créer une œuvre dédiée à mon pays natal, le Nigeria. Je suis né et j’ai grandi au Nigeria jusqu’à l’âge de 10 ans, et l’une des choses que j’aimais le plus au Nigeria était d’aller à Lagos pour rendre visite à ma famille élargie. J’ai décidé d’exprimer mon amour pour Lagos en choisissant deux de mes souvenirs les plus mémorables de mon séjour là-bas. L’un de ces souvenirs est celui des trajets en voiture avec ma famille sur les ponts. Le pont que j’ai dépeint dans mon œuvre est l’un des plus célèbres de Lagos, le pont Lekki. La scène de plage dans mon œuvre s’inspire d’un autre souvenir de mon séjour à Lagos. Aller à la plage était l’une des choses que j’aimais le plus faire là-bas, j’ai donc choisi une belle image des plages de Lagos pour l’inclure dans mon œuvre.
–Chinonso Obioha (11ᵉ année, école secondaire catholique Dr. Martin Leboldus, Regina, Saskatchewan)

L’inspiration
Takao Tanabe, Inside Passage 1/04: In Malacca Pass (Passage intérieur 1/04 : dans le détroit de Malacca), 1998
Acrylique sur toile, 132 x 304,8 cm
Collection privée

L’œuvre d’art de l’élève
Chinonso Obioha, Travel Vacation (Voyage vacances), 2025
Conte, 38,4 x 52 cm
À propos de Doris McCarthy :
Tout au long de sa carrière prolifique, la peintre paysagiste Doris McCarthy (1910-2010) s’est fait connaître pour ses représentations de nombreux lieux au pays en des images qui se caractérisent par un mélange unique de réalisme et d’abstraction.
À propos de ce qui l’inspire :
Mon œuvre vise à transmettre un sentiment de nostalgie, ainsi que des souvenirs d’enfance et d’innocence, en remplissant de couleurs, et donc en l’éclairant, un lieu généralement considéré comme sombre et banal. J’ai choisi une station-service, car cet endroit a une signification particulière dans mes souvenirs d’enfance. Certaines zones de l’image présentent des formes plus schématiques pour symboliser la simplicité avec laquelle les enfants voient le monde; les couleurs vives incarnent la façon dont leurs regards se posent sur le monde, avec beaucoup de lumière et haut en couleur. Doris McCarthy, l’artiste qui m’a inspiré cette œuvre, a encouragé les gens à recréer, de mémoire, des lieux qui ont une signification particulière pour eux et à mettre en valeur le caractère unique de chaque endroit dans une œuvre d’art. Cette œuvre me touche personnellement, et j’espère que d’autres pourront également associer leurs expériences d’enfance aux sentiments suscités par l’art de McCarthy.
–Adriel Redekopp (11ᵉ année, école secondaire catholique Dr. Martin Leboldus, Regina, Saskatchewan)

L’inspiration
Doris McCarthy, Iceberg Fantasy No. 9 (Iceberg inventé no 9), 1973
Acrylique sur toile, 61 x 76,2 cm
Collection privée

L’œuvre d’art de l’élève
Adriel Redekopp, Youthful Static (Jeunesse statique), 2025
Crayon de couleur sur papier, 34,5 x 28,5 cm

L’inspiration
Oscar Cahén, illustration de couverture pour le magazine Maclean’s, 15 janvier 1952
Feuille justificative, 27 x 35 cm
Illustration originale dans une collection privée
À propos d’Oscar Cahén :
L’un des plus grands illustrateurs de magazines et peintres abstraits au pays, Oscar Cahén (1916-1956) s’est fait connaître en tant que membre fondateur du célèbre Groupe des Onze, qui a élargi le champ de l’art moderne au Canada en se portant à la défense de l’abstraction.

L’œuvre d’art de l’élève
Jeanne Faith Breis, Honest Perception (Perception honnête), 2025
Œuvre numérique, 28 x 21,5 cm
À propos de ce qui l’inspire :
Connu pour ses créations dynamiques, Oscar Cahén transmet des messages importants consacrés à des questions sociales sous forme d’illustrations ludiques et d’art commercial. Sa capacité à transmettre des émotions par l’entremise des formes et des couleurs est vraiment inspirante. En capturant à la fois les défis et les aspirations, cette illustration de couverture m’a profondément touchée. Mon œuvre reflète mon propre parcours, marqué par l’incertitude et les luttes intérieures que connaissent de nombreux artistes. Dans un monde où la technologie évolue rapidement, la société nous pousse souvent à être réalistes et à poursuivre des carrières prestigieuses, à l’image de la femme dans le tableau et des trois versions d’elle-même : l’une reflétant sa passion, l’autre montrant sa réussite artistique, et la dernière, quittant la galerie, incertaine et sacrifiant ses aspirations créatives. En affrontant mes propres doutes, je souhaite également souligner l’importance de l’équilibre entre l’objectivité et la subjectivité, ainsi qu’entre la raison et le cœur.
–Jeanne Faith Breis (11ᵉ année, Notre Dame Collegiate, High River, Alberta)
À propos de Carl Beam :
L’artiste ojibwé contemporain Carl Beam (1943-2005) s’est consacré à sensibiliser la population canadienne aux effets du colonialisme au Canada, souvent à travers des œuvres multimédias qui dénoncent les injustices et mettent en avant la résilience des peuples autochtones.
À propos de ce qui l’inspire :
Mon œuvre Inescapable (Inéluctable) est une réponse à la crise croissante de la pollution plastique, soulignant sa présence écrasante et omniprésente dans tous les coins de la planète. Elle s’inspire de l’œuvre The North American Iceberg (L’iceberg nord-américain) de Carl Beam et emprunte un style similaire par le recours au texte, un fond semblable à de la peinture aérosol et des images sur le sujet tirées des médias. Les images d’arrière-plan représentant un poisson mort, un cerveau humain, une bouteille en plastique et un oiseau empêtré dans du plastique sont un commentaire sur l’impact destructeur des plastiques, évident dans tout l’environnement mondial. Le texte écrit rapporte les connaissances scientifiques et les recherches sur les dangers croissants de la dépendance au plastique. L’élément central de l’œuvre est une silhouette vomissant du plastique. Cela met en image la réalité accablante que le plastique continue d’être dispersé partout sur la planète et qu’il n’y a aucun endroit où l’on soit à l’abri, pas même dans notre propre corps.
–Adelle McDougall (11ᵉ année, école secondaire Cawthra Park, Mississauga, Ontario)

L’inspiration
Carl Beam, The North American Iceberg (L’iceberg nord-américain), 1985
Acrylique, sérigraphie photomécanique et mine de plomb sur Plexiglas, 213,6 x 374,1 cm
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
© Succession Carl et Ann Beam/CARCC Ottawa 2024

L’œuvre d’art de l’élève
Adelle McDougall, Inescapable (Inéluctable), 2025
Acrylique sur bois, 30,5 x 40,6 cm
À propos de Hannah Maynard :
L’une des premières photographes professionnelles du Canada, Hannah Maynard (1834-1918) est reconnue pour son usage novateur de techniques expérimentales. Ses photographies fantaisistes comprennent souvent des autoportraits et révèlent des procédés de manipulation photographique de pointe.
À propos de ce qui l’inspire :
Feeling Blue (Déprime en bleu) a été créé pour explorer la valeur que j’accorde à la vie et mon impact sur les gens qui partagent leur vie avec moi. Dans le climat politique et social actuel, il est facile de perdre de vue les merveilles de la vie à cause du sentiment de morosité latent qui est entretenu par les exigences de la société moderne. Inspirée par la photographie surréaliste de Hannah Maynard, en particulier ses représentations ésotériques de la mortalité après le décès de ses deux filles des suites d’une maladie, j’ai pris conscience de la dévalorisation de la vie par l’humanité moderne. Dans ses décors, Maynard a subtilement intégré les portraits de ses proches disparus, qui sont présents sur les murs, les textiles et la vaisselle. Dans un monde où les ressources nécessaires à une vie saine sont abondantes, nous avons perdu le contact avec la valeur de nos privilèges actuels et, par conséquent, avec nos propres existences. Déprime en bleu vise à rappeler au public les merveilles qui existent encore et le caractère éphémère du temps dont nous disposons pour en profiter, à travers nous-mêmes et les personnes qui nous sont chères.
–Jacqueline Carmichael (11ᵉ année, école secondaire Cawthra Park, Mississauga, Ontario)

L’inspiration
Hannah Maynard and her grandson, Maynard McDonald, in a tableau vivant composite photo (Hannah Maynard et son petit-fils, Maynard McDonald, dans une photographie composite d’un tableau vivant), v.1893
Négatif noir et blanc sur plaque de verre, 25 x 20 cm
Archives provinciales et Musée royal de la Colombie-Britannique, Victoria

L’œuvre d’art de l’élève
Jacqueline Carmichael, Feeling Blue (Déprime en bleu), 2025
Acrylique sur bois, 45,7 x 61 cm

L’inspiration
David Blackwood, Crossing the Reach (Traverser le bief), 2009
Eau-forte en couleurs et aquatinte, 17,8 x 30,5 cm
Collection privée, avec l’aimable autorisation de Cowley Abbott
À propos de David Blackwood :
L’artiste et graveur David Blackwood (1941-2022) est réputé pour ses représentations dramatiques et éthérées des légendes et des paysages de Terre-Neuve.

L’œuvre d’art de l’élève
Varvara Korotnytska, Drowning in the Nightmare (Noyée dans le cauchemar), 2025
Crayon de couleur sur papier, 27,9 x 35,6 cm
À propos de ce qui l’inspire :
Drowning in the Nightmare (Noyée dans le cauchemar) explore les émotions bouleversantes que sont la peur, l’angoisse et la lutte pour échapper au passé. Inspirée par les sombres tons envoûtants ainsi que le sentiment de tension qui se dégagent des œuvres de David Blackwood, cette pièce mêle des couleurs vives à des images chaotiques et oniriques. Les couleurs vives et changeantes représentent le choc entre la réalité et l’illusion, où les cauchemars prennent des formes inattendues. Le monde tourbillonnant et fragmenté reflète le sentiment d’être perdu dans un rêve, où rien n’est stable et où la peur nous suit à chaque pas. Cette œuvre s’inspire également de mes propres cauchemars et de mes expériences marquées par les séquelles de la guerre.
–Varvara Korotnytska (12ᵉ année, école secondaire O’Donel, Mount Pearl, Terre-Neuve)
